Pourquoi séparer le réseau électrique de l’aqueduc réduit les risques de bris

Sous une rue, chaque réseau partage un espace limité : aqueduc, égouts, électricité, télécommunications, parfois gaz. Plus ces réseaux sont rapprochés, plus chaque intervention devient risquée. Une municipalité ne peut pas toujours déplacer son aqueduc. Mais elle peut mieux planifier ses nouveaux réseaux électriques pour éviter d’ajouter de la pression dans un corridor souterrain déjà fragile.

L’objectif n’est pas de dire que le réseau électrique cause tous les bris d’aqueduc. L’objectif est plus simple : moins on intervient dans le même corridor, moins on multiplie les risques.

Ouvrir la rue n’est jamais banal

Selon Info-Excavation, 62 % des bris déclarés sont liés à des travaux d’égout, d’aqueduc, de rue ou de route. Et 88 % de ces bris entraînent une interruption de service. 

Chaque excavation dans la rue comporte donc un risque. Même lorsqu’un chantier vise le réseau électrique, il se déroule souvent à proximité d’infrastructures essentielles. Dans un corridor dense, une intervention peut rapidement devenir plus complexe, plus longue et plus coûteuse.

L’aqueduc est déjà sous pression

Au Québec, les municipalités gèrent plus de 100 000 km de conduites d’eau potable et d’égout.

Le CERIU estime la valeur de remplacement des infrastructures municipales en eau à 181,1 milliards $. En ajoutant la voirie au-dessus des conduites, cette valeur grimpe à 254,6 milliards $.

Autrement dit : quand on ouvre une rue, on ne touche pas seulement à de l’asphalte. On intervient dans un actif municipal majeur.

Un bris d’aqueduc peut coûter très cher

En juillet 2024, un bris majeur près du CUSM, à Montréal, a entraîné des chirurgies annulées, des ambulances détournées et des rendez-vous reportés.

Dans un secteur industriel, une coupure d’eau peut ralentir ou arrêter certaines opérations. Près d’un hôpital, d’une école, d’une résidence pour aînés ou d’un quartier dense, l’impact peut devenir critique.

Et en cas d’incendie, l’eau est essentielle. Les lignes directrices canadiennes en protection incendie indiquent qu’un réseau doit fournir une quantité suffisante d’eau aux bornes-fontaines, avec une pression minimale dans la conduite de rue.

Séparer les réseaux, c’est réduire les risques futurs

Dans un nouveau développement ou une réfection majeure, la question ne devrait pas seulement être :

Où peut-on faire passer le réseau électrique?

Mais plutôt :

Comment peut-on l’installer sans compliquer l’accès aux autres infrastructures essentielles?

Un réseau électrique mieux positionné, plus accessible et moins intrusif dans la chaussée peut aider à réduire les interventions futures dans le corridor de l’aqueduc. Ce n’est pas une promesse magique. C’est une stratégie de gestion du risque.

Moins d’enchevêtrement. Moins d’excavations. Moins de coûts.

Séparer les réseaux peut aider les municipalités à :

  • réduire les risques de bris accidentels;
  • limiter les interruptions de service;
  • protéger les conduites d’eau existantes;
  • faciliter l’entretien du réseau électrique;
  • réduire les fermetures de rues;
  • diminuer les coûts indirects liés aux travaux;
  • mieux protéger les secteurs sensibles;
  • éviter d’ajouter de la complexité sous la chaussée.

À court terme, tout concentrer dans le même corridor peut sembler plus simple. À long terme, cette approche peut coûter cher. Parce qu’un réseau mal positionné aujourd’hui devient une contrainte pour les 30, 40 ou 50 prochaines années.

Planifier autrement, avant que ça coûte plus cher

Les infrastructures municipales vieillissent. Les budgets sont sous pression. Les interventions dans la rue sont de plus en plus complexes. Dans ce contexte, séparer les réseaux n’est pas un luxe. C’est une décision de planification.

Un réseau électrique mieux intégré et mieux séparé peut contribuer à réduire les risques autour de l’aqueduc, sans avoir à déplacer l’aqueduc lui-même.

Mieux planifier les réseaux électriques aujourd’hui, c’est réduire les risques d’intervention demain.

Sources :

  1. Info-Excavation — Rapport d’activités 2020
    https://www.info-ex.com/wp-content/uploads/2021/03/Rapport-des-activit%C3%A9s-2020-dInfo-Excavation-Final.pdf
  2. Info-Excavation — ORDI / DIRT, prévention des dommages
    https://www.info-ex.com/prevention-des-dommages/ordi-dirt/
  3. Info-Excavation — Éviter les bris d’infrastructures souterraines
    https://www.info-ex.com/prevention-des-dommages/guides-et-outils/eviter-les-bris-dinfrastructures-souterraines-rbq/
  4. CERIU — Portrait des infrastructures en eau des municipalités du Québec
    https://ceriu.qc.ca/article/portrait-infrastructures-eau-municipalites-du-quebec
  5. CERIU — Rapport 2023 du Portrait des infrastructures en eau
    https://ceriu.qc.ca/system/files/2024-03/Rapport-2023-Portrait-des-infrastructures-en-eau-des-municipalites-du-Quebec.pdf
  6. Journal de Montréal — Bris d’aqueduc au CUSM, juillet 2024
    https://www.journaldemontreal.com/2024/07/12/montreal-un-bris-daqueduc-risque-de-compliquer-lacces-au-cusm
  7. SIAI — Ressources en eau pour les secours publics contre l’incendie au Canada https://coteincendie.ca/assets/img/Guide-du-SIAI-Ressources-en-eau-pour-les-secours-publics-contre-l-incendie-au-Canada-Version-preliminaire-2020
Ce que MCM retient de la conférence Réinventer la ville : Infrastructures

MCM était présent à la conférence Réinventer la ville : infrastructures, organisée par Les Affaires, pour écouter les enjeux des municipalités, comprendre les priorités terrain et valider comment nos solutions s’inscrivent dans les recommandations portées par les experts.

Voici les constats qui ont retenu notre attention.

« Encourager les projets d’infrastructure polyvalents qui offrent de multiples avantages »
— Catherine Morency, Conseil canadien des infrastructures

Cette recommandation est particulièrement importante pour MCM. Le Conseil canadien des infrastructures invite à encourager des projets polyvalents, capables d’offrir plusieurs bénéfices à la fois. Le Conseil canadien des infrastructures souligne qu’il existe d’importantes possibilités de répondre aux besoins futurs avec les actifs existants, notamment en renforçant la planification de la gestion des actifs pour améliorer la résilience climatique et réduire les coûts.

La polyvalence de l’offre de MCM

Une borne MCM est une solution polyvalente qui regroupe plusieurs types de réseaux dans un même équipement : électricité, télécommunications, câblage et autres raccordements techniques. Elle permet aux municipalités de centraliser plusieurs fonctions dans une infrastructure durable et intégrée au mobilier urbain — passant d’une logique d’ajout d’équipements à une logique d’organisation des réseaux.

« Concevoir des infrastructures qui résisteront aux hypothèses de conditions climatiques futures et aux changements démographiques »
— Catherine Morency, Conseil canadien des infrastructures

Cette recommandation rappelle que les infrastructures ne peuvent plus être conçues seulement pour les besoins actuels. Elles doivent tenir compte des conditions climatiques futures, de la croissance démographique et des différences régionales. Le Conseil souligne que le premier rapport de l’ENI porte précisément sur les infrastructures publiques essentielles favorisant l’accès au logement, dans un contexte où la croissance démographique et les changements climatiques pèsent sur ces systèmes.

MCM : robustesse et résilience

Avec la densification, l’électrification et la croissance des télécommunications, les réseaux urbains seront de plus en plus sollicités. Les équipements d’aujourd’hui doivent être pensés pour durer. Conçues pour résister aux impacts, intempéries et conditions climatiques extrêmes, les bornes MCM sont certifiées résistantes aux ouragans de catégorie 5. En centralisant les raccordements, elles rendent aussi les réseaux plus ordonnés et moins vulnérables.

« 1 $ investi en entretien préventif évite systématiquement une dépense de 10 $ en réfection majeure ou en reconstruction »
— Marc Didier Joseph, CERIU

Cette donnée est probablement l’une des plus fortes de la conférence. Elle résume en une phrase l’importance d’intervenir avant que les problèmes deviennent majeurs. Le CERIU rappelle que l’intervention proactive permet d’agir au bon moment, de maximiser la vie utile des actifs et d’éviter des dépenses beaucoup plus importantes plus tard.

MCM : une logique de prévention

Mieux planifier les réseaux dès le départ, c’est éviter des interventions coûteuses plus tard.

En regroupant électricité et télécoms dans une seule infrastructure, les bornes MCM simplifient l’entretien : moins d’excavation, des accès facilités et moins d’improvisation sur le terrain. Conçues pour durer 50 ans sans entretien, elles permettent de réduire les coûts d’entretien de 73 % par rapport à une borne conventionnelle — soit 2,2 M$ d’économies sur 50 ans pour 100 bornes.

MCM s’inscrit ainsi dans une logique de prévention — non seulement pour installer, mais pour mieux prévoir la durabilité et l’évolution des réseaux sur le long terme.

« Exiger des plans financiers à long terme (10 ans ou plus) qui incluent les coûts du cycle de vie des actifs.  »
École nationale d’administration publique

Dans son rapport comparatif portant sur six administrations publiques — dont le Québec, l’Ontario, la Norvège et le Royaume-Uni — l’ENAP souligne qu’une planification sur plusieurs années est essentielle pour sortir de la gestion à court terme, mieux prioriser les investissements et assurer une continuité dans les décisions publiques. Le rapport constate d’ailleurs que le manque de prévisibilité et l’instabilité des budgets constituent un enjeu majeur commun à toutes les administrations étudiées.

MCM : penser à long terme

Cette recommandation rejoint directement l’approche de MCM : penser les réseaux électriques, télécoms et techniques au-delà du projet immédiat, en tenant compte de leur durée de vie, de leur accessibilité, de leur entretien et de leur évolution future.

À court terme, une solution plus solide et mieux intégrée peut sembler représenter un investissement plus important. Mais à long terme, elle réduit les coûts liés aux réparations, aux interventions répétées et aux travaux de réorganisation — exactement ce que le rapport de l’ENAP cherche à encourager.

Ce que MCM retient

Ces recommandations confirment la vision de MCM : une infrastructure bien pensée ne sert pas seulement à répondre à un besoin immédiat. Elle doit aussi faciliter l’entretien, réduire les interventions futures et accompagner l’évolution des réseaux.

Concrètement, les bornes MCM permettent de :

  • regrouper plusieurs réseaux dans un seul équipement;
  • réduire la dispersion des boîtiers dans l’espace public;
  • faciliter l’accès aux raccordements;
  • protéger les équipements contre les impacts et les intempéries;
  • mieux intégrer les infrastructures techniques au mobilier urbain;
  • soutenir la modernisation progressive des quartiers;
  • réduire les interventions improvisées et les coûts à long terme.

Mieux planifier aujourd’hui, c’est bâtir des quartiers plus cohérents, plus durables et plus simples à entretenir demain.

Et si le poteau de bois devenait un atout stratégique pour le réseau de demain ?

Cette réflexion s’inscrit dans la continuité de deux analyses précédentes :

Mais avant d’arriver à ces solutions, une question très terrain se pose :

Que fait-on avec le réseau de poteaux de bois déjà présent dans nos quartiers?

Ils sont en place depuis des décennies. Et le contexte énergétique actuel les amène progressivement à supporter de nouvelles fonctions.

Constat n°1

Une évolution des fonctions

À l’origine, un poteau de bois servait simplement à :

  • supporter quelques fils électriques
  • tenir un transformateur
  • alimenter des maisons

Aujourd’hui, on leur ajoute progressivement :

  • câbles de fibre optique
  • antennes télécom 5G-6G
  • capteurs/autres

Et ce n’est pas terminé. Le contexte évolue. L’infrastructure, elle, reste la même.

Constat n°2

 Une logistique de remplacement exigeante

Un poteau de bois peut mesurer près de 50 pieds. Donc chaque remplacement implique :

  • camion spécialisé
  • excavation
  • interruption temporaire
  • accès compliqué dans les cours arrières

Remplacer massivement les poteaux de bois serait difficile. Continuer à en ajouter sans planification l’est tout autant. La question devient donc stratégique.

Constat n°3

Impact des changements climatiques

Les épisodes météorologiques extrêmes sont plus fréquents et plus intenses qu’auparavant.

Verglas, vents violents, cycles gel-dégel répétés et fortes précipitations exercent une pression accrue sur les infrastructures aériennes.

Cela entraîne :

  • surcharge mécanique sur les poteaux et conducteurs
  • affaiblissement prématuré du bois
  • mouvements de sol et instabilité des ancrages
  • augmentation des bris lors d’événements

Renforcer massivement le réseau aérien face à ces nouvelles réalités représenterait des investissements majeurs.

Constat n°4

 Impact de la végétation

L’urbanisation et la croissance naturelle des arbres augmentent les interactions entre la végétation et les lignes électriques.

Les branches fragilisées par le vent ou la glace constituent aujourd’hui l’une des principales causes d’interruption.

Cela implique :

  • élagage régulier et coûteux
  • interventions d’urgence après tempêtes
  • accès complexe en milieux résidentiels
  • risques accrus pour la sécurité publique

Multiplier les interventions d’entretien ne règle pas la cause fondamentale. Maintenir un réseau fortement exposé à la végétation augmente les coûts opérationnels à long terme.

Constat n°5

Impact des insectes

Les insectes xylophages (termites, fourmis charpentières, coléoptères du bois) se nourrissent de la fibre même du bois. Cela entraîne :

  • dégradation interne souvent invisible
  • perte de résistance mécanique
  • inspections plus fréquentes
  • remplacements prématurés

Alors qu’un poteau traité peut théoriquement durer jusqu’à 60 ans, l’action des insectes xylophages peut en réduire la durée de vie de moitié en pratique.

Adaptation n°1 — Tous les poteaux n’auront pas le même rôle dans le futur

Dans un réseau plus intelligent, chaque poteau ne jouera pas la même fonction. Certains continueront d’assurer un rôle de distribution classique.

D’autres emplacements pourraient progressivement devenir plus structurants :

  • gestion locale de la recharge
  • coordination énergétique du quartier
  • soutien lors des pointes hivernales
  • équipements de contrôle

Adaptation n°2 — Remplacer de façon ciblée

Plutôt que remplacer l’ensemble des poteaux de bois, une approche graduelle pourrait consister à :

  1. identifier les emplacements clés
  2. intervenir lors des cycles naturels de maintenance
  3. adapter ces points aux fonctions futures

Cette logique permettrait :

  • de concentrer les investissements
  • de limiter les perturbations
  • d’accompagner l’évolution du réseau sans rupture

Adaptation n°3 — Vers une logique plus modulaire

Les poteaux actuels sont longs et monolithiques. Dans une perspective d’optimisation à long terme, on peut envisager des structures :

  • plus faciles à transporter
  • assemblables en sections
  • partiellement remplaçables

Ainsi, lors d’une intervention, il serait possible de remplacer uniquement une section plutôt que l’ensemble de la structure.

L’idée principale

Le futur réseau électrique ne sera probablement pas construit à partir d’une page blanche.

Il évoluera à partir de l’infrastructure existante.

Les poteaux de bois ne représentent pas seulement un héritage du passé. Ils constituent déjà la trame territoriale du réseau.

La question stratégique devient donc :

Parce que la transition énergétique reposera autant sur la planification des infrastructures que sur la production d’électricité elle-même.

Îlotage : comment les habitations peuvent contribuer à l’équilibre du réseau ?

Le Québec ne manque pas d’électricité. Il en manque… quelques heures par année.

Un réseau construit pour 10 à 20 heures critiques par année

Le réseau électrique québécois n’est pas dimensionné pour la consommation moyenne, mais pour la pointe hivernale

Lors de quelques soirées très froides, presque tous les systèmes de chauffage électriques fonctionnent simultanément, en plus des usages habituels (cuisine, eau chaude, éclairage et électroménagers). Même si cette situation ne dure qu’environ 10 à 20 heures par année, le réseau doit être capable d’y répondre, sinon les équipements surchargeraient et des pannes surviendraient.

Les lignes, postes et transformateurs sont donc construits pour ce scénario extrême. Le reste du temps, la demande est beaucoup plus faible et une part importante de la capacité demeure inutilisée…

https://www.hydroquebec.com/data/achats-electricite-quebec/pdf/complement-dinformation-du-plan-dapprovisionnement-2023-2032.pdf

Le vrai enjeu : la puissance

Le défi n’est pas tant de produire suffisamment d’électricité sur l’année, mais de fournir une très grande puissance pendant quelques heures d’hiver.

Lors des pointes, les équipements fonctionnent près de leur limite : les transformateurs chauffent davantage et la moindre perturbation (vent, glace ou branche) peut provoquer une panne.

Le réseau devient alors le plus sensible précisément au moment où l’on en dépend le plus.

C’est quoi un smart grid ?

Un smart grid (réseau intelligent) permet à l’électricité de circuler dans les deux sens.

Avant : Centrale ➝ Maison

Traditionnellement, l’énergie partait des centrales vers les maisons.

Maintenant : Centrale ⇄ Maison

Aujourd’hui, les habitations peuvent aussi en produire, en stocker et en renvoyer au réseau, par exemple grâce aux panneaux solaires et aux batteries domestiques. La maison n’est donc plus seulement un point de consommation : elle devient un élément actif du système électrique.

C’est quoi l’îlotage ?

L’îlotage est la capacité d’une maison à se déconnecter temporairement du réseau électrique et à fonctionner de façon autonome. Vous devenez un petit “îlot” énergétique.

Votre voiture = une immense batterie

Une voiture électrique contient généralement entre 50 et 100 kWh d’énergie, alors qu’une maison consomme autour de 30 kWh par jour. Autrement dit, une voiture peut alimenter une résidence pendant plusieurs jours pour les besoins essentiels : réfrigérateur, éclairage, internet et chauffage minimal.

Pourquoi c’est stratégique ?

Lorsque les habitations produisent, stockent et redistribuent leur électricité, le rôle du citoyen change : il ne fait plus seulement consommer l’énergie, il contribue à l’équilibre du système.

Ces micro-sources réparties ont un effet direct :

  • la pression sur les pointes diminue
  • les investissements massifs peuvent être mieux ciblés
  • la résilience locale augmente
  • les pannes ont moins d’impact

Un réseau intelligent ne repose alors plus uniquement sur quelques centrales puissantes, mais sur des milliers de sources distribuées.

Il repose sur des milliers de micro-sources réparties.

Ce modèle est déjà en place ailleurs

En Californie, le virage est déjà concret. La California Public Utilities Commission (CPUC) finance activement l’installation de batteries domestiques grâce au programme Self-Generation Incentive Program (SGIP).

https://www.cpuc.ca.gov/industries-and-topics/electrical-energy/demand-side-management/self-generation-incentive-program

Le soutien est majeur : des centaines de millions de dollars sont consacrés au stockage résidentiel, avec des subventions pouvant atteindre environ 1100$USD par kWh. L’objectif n’est pas seulement environnemental. Il est électrique : réduire la pression sur le réseau lors des heures critiques.

Les systèmes combinant panneaux solaires et batteries permettent aux résidences de continuer à fonctionner lors d’une panne, de diminuer les factures et surtout de soutenir le réseau pendant les pointes de consommation.

L’Allemagne, l’Australie et le Japon suivent la même logique : intégrer les habitations dans l’équilibre du système électrique.

Le citoyen ne sera plus seulement un consommateur. Il deviendra un acteur du réseau.

La question n’est donc plus de savoir si ce modèle arrivera ici.

La question est plutôt : comment pourrions-nous l’intégrer de façon progressive et adaptée à notre réalité?

Pourquoi le réseau électrique devient-il plus exposé aux interruptions?

Il y a 20 ans, une panne d’électricité signifiait surtout un désagrément temporaire. Aujourd’hui, c’est différent. Le réseau électrique ne sert plus seulement à alimenter l’éclairage ou les électroménagers.

  • Il soutient désormais : les télécommunications, les serveurs et le stockage cloud, les systèmes financiers, le télétravail, les infrastructures critiques, les bornes de recharge, les systèmes de chauffage…

Perdre l’électricité, c’est perdre l’Internet.

Perdre l’Internet, c’est perdre les communications, et perdre les communications, c’est paralyser les activités d’entreprises entières. Nous dépendons plus que jamais du réseau électrique. Pourtant, le contexte opérationnel se complexifie.

Selon les données publiées par Hydro-Québec, la durée moyenne annuelle des interruptions par client est passée d’environ 5 h 45 min en 2021 à plus de 14 heures en 2022. Cette hausse ne peut pas être expliquée uniquement par une tempête exceptionnelle. Elle soulève des questions sur les pressions croissantes auxquelles le réseau doit faire face.
https://www.qub.ca/article/hydro-la-duree-des-pannes-a-plus-que-double-en-un-an-1098379892

Quels facteurs contribuent à cette détérioration observée?

1. Le vieillissement des infrastructures

Une partie importante du réseau repose sur des équipements qui approchent ou dépassent leur durée de vie utile. Le remplacement progresse, mais pas toujours au rythme des besoins. Le manque de main-d’œuvre spécialisée complique aussi la maintenance et allonge les délais d’intervention.

Résultat : plus d’interventions correctives, moins d’interventions préventives.

2. Les réseaux en arrière-lot et l’accessibilité

Dans plusieurs quartiers, les infrastructures sont situées en arrière-lot, enclavées entre les arbres, les piscines, les cabanons et les clôtures. L’accès pour la maintenance est plus difficile. Les interventions sont plus longues. Quand l’entretien devient trop complexe, la marge de manœuvre opérationnelle se réduit.

« L’objectif devrait être d’intervenir aux 10 ou 20 ans, et non annuellement. »

3. Les changements climatiques

Les épisodes de pluie intense et de vents violents se multiplient. Des événements qui étaient autrefois exceptionnels deviennent fréquents. Une infrastructure conçue il y a plusieurs décennies doit maintenant résister à des conditions extrêmes plus souvent.

La pression climatique accélère l’usure et accroît les exigences de résilience.

Et si la résilience énergétique de demain reposait autant sur les maisons que sur les centrales ?

Nous dépendons plus que jamais du réseau électrique, alors que la durée des pannes augmente et que les infrastructures vieillissent. Le modèle centralisé demeure solide, mais le contexte actuel invite à réfléchir à des mécanismes complémentaires.

Cette réflexion mène naturellement à une autre question : comment adapter l’infrastructure existante à ces nouvelles pressions, sans tout reconstruire?

Réduisez vos coûts d’entretien de 73 % avec la borne BRC

Rappel essentiel : c’est quoi une Borne MCM BRC et à quoi ça sert?

La BRC (Borne de Raccordement Commune) est une borne extérieure utilisée pour :

  • permettre un accès pratique aux réseaux, sans infrastructure permanente.
  • raccorder l’électricité ou les télécoms;
  • alimenter des installations municipales, des parcs, des événements;

La borne traditionnelle

Exemple concret : une municipalité avec 100 bornes

À noter: Les économies présentées sont exprimées en dollars actuels (constants); à terme, en tenant compte de l’inflation, elles seront encore plus importantes.

1. Durée de vie : 50 ans vs 20 ans

  • Borne traditionnelle : remplacement tous les 20 ans
    → Sur 50 ans : 2,5 cycles de remplacement
    → Coût par remplacement : 8 000 $ × 100 bornes = 800 000 $
    → Total sur 50 ans : 2 000 000 $
  • BRC : remplacement après 50 ans
    → 1 seul remplacement = 800 000 $

2. Entretien

Entretien moyen : 2 interventions/borne/an.
Main-d’œuvre : 100$/h

  • Borne traditionnelle : 1 h par intervention
    → 100 bornes × 2 interventions × 50 ans × 100$/h = 1 000 000 $
  • BRC : aucun entretien

Comparaison sur 50 ans – 100 bornes

CatégorieBorne traditionnelleBRC (Borne de raccordement commune)Économie avec la BRC
Remplacements requis2,5 remplacements (tous les 20 ans)1 seul remplacement (après 50 ans)1,5 remplacements évités
Coût par remplacement800 000 $800 000 $
Coût total en remplacement2 000 000 $800 000 $1 200 000 $
Entretien annuel 2 interventions Aucune2 intervention évitées
Coût d’entretien sur
50 ans
1 000 000 $0 $1 000 000 $
Coût total (remplacement + entretien)3 000 000 $800 000 $2 200 000 $
Économie totale en %73 % d’économies

La MCM BRC n’est pas qu’un choix technique. C’est une décision stratégique qui :

  • élimine les interventions annuelles;
  • réduit les remplacements futurs;
  • stabilise les budgets municipaux;
  • réduit la charge sur les équipes techniques.

FAQ — Pour clarifier encore plus

C’est quoi exactement une BRC?

Une borne extérieure qui regroupe le raccordement électrique et télécom dans une seule unité durable.

Pourquoi la BRC ne demande aucun entretien?

La structure est scellée, robuste, et conçue sans pièces sensibles aux infiltrations ou à la corrosion.

Est-ce compatible avec mes installations actuelles?

Oui. La BRC s’installe en remplacement direct des bornes traditionnelles et utilise les mêmes réseaux.

En quoi la durée de vie de 50 ans change vraiment la donne?

Moins de remplacements = moins de travaux, moins de main-d’œuvre, moins d’imprévus budgétaires.

Est-ce que les économies sont réelles à grande échelle?

Oui. Sur 100 bornes, la différence est de 2,2 M $. Sur 300 ou 500 bornes, l’impact est exponentiel.

Projet Urbanova à Terrebonne – Un partenariat durable

Le projet Urbanova, situé à l’extrémité ouest de la Ville de Terrebonne, est l’un des plus vastes développements résidentiels de la région. Urbanova incarne depuis plus de 15 ans une vision moderne : des habitations compactes, bien pensées, qui reflètent la nouvelle tendance en aménagement urbain. Ce projet d’envergure comptera à terme des centaines d’unités : maisons unifamiliales, semi-détachées, jumelées.

Depuis 2010, la Ville de Terrebonne fait confiance à nos systèmes de raccordement. Une centaine de BRC (de génération 5) ont été installées lors de la phase 1, offrant une performance exemplaire sur le long terme. Après plus de 10 ans, ces bornes sont toujours en place, sans corrosion, avec une durée de vie estimée à plus de 50 ans.

En 2025, le promoteur, Groupe Mathieu poursuit son aménagement, phase 2 ou Natura, avec une nouvelle série d’une cinquantaine de BRC. On souhaite conserver le même look et la même durabilité que pour la phase 1.

Bien qu’elle soit en apparence inchangée, plusieurs améliorations ont été intégrées à la nouvelle BRC de 7e génération.

Ces nouvelles bornes offrent :

  • La même structure interne en acier rigide (environ 200 kg)
  • Une enveloppe toute en aluminium peint résistante aux rayons UV
  • Des portes roulées en aluminium offrant un rapport qualité/prix optimal
  • Une méthode d’assemblage perfectionnée avec pentures fixées au moyen de boulons invisibles auto-serrants, évitant ainsi les problèmes de soudure
  • Plusieurs caractéristiques techniques internes améliorées.

Il en résulte un produit sans entretien et à très haute résilience climatique.

La Ville de Terrebonne a fait preuve de vision en misant sur des infrastructures intégrées résilientes et facilement réparables. Nous sommes fiers d’accompagner ce projet depuis 15 ans, phase après phase.

La BRC : ce que 20 ans d’itérations (et une erreur à 100 000 $) nous ont appris

Depuis 2005, notre équipe conçoit et améliore des bornes multi-usages avec une rigueur constante. Chaque génération raconte une histoire : celle des tests, des erreurs, des apprentissages, et surtout, de la volonté de mieux faire. Voici un retour sur 20 ans d’évolution concrète, sur le terrain.

Générations 2 et 3 (2005) : acier doux peint

Les premières bornes avaient une enveloppe en acier doux, recouverte d’une (mince) couche de peinture cuite standard. On observe alors, qu’après quelques années, la rouille apparaît, surtout sur les contours des portes exposées à la neige et au sel.

Génération 4 (2006 à 2012) : peintures améliorées, corrosion persistante

Après avoir testé différentes formules de peinture, plus épaisses, incluant l’application d’un apprêt, on observe une amélioration, mais la rouille finit par revenir. Les coûts de réparation augmentent, la confiance des villes s’érode. On doit encore refaire nos devoirs…

Exemple : La Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu possède des bornes de générations 4, 5, 6 et 7, ayant donc connu toute cette courbe d’apprentissage.

Génération 5 (2013 à 2017) : acier inoxydable

Un véritable tournant. Les enveloppes des bornes du projet immobilier Urbanova inaugurent la génération avec une enveloppe en acier inoxydable. Résultat : aucune rouille possible. Durée de vie estimée à 50 ans. Mais le coût de l’enveloppe devient prohibitif. Nous devons chercher une solution équivalente moins coûteuse. 

Génération 6 (2018 à 2022) : portes «moulées» en aluminium

On fait donc fabriquer des moules industriels, à un coût de près de 100 000 $ permettant de fabriquer une enveloppe de borne moulée en aluminium. Mais, avec le temps, l’idée s’avère contre-productive : chaque porte est différente, difficile à ajuster, trop épaisse. Le résultat est décevant, bien que le problème de rouille ait été résolu.

Génération 7 (2023 à 2025) : portes « roulées » en aluminium

Une percée. Après quelques années d’essai, nous réussissons à concevoir une porte formée par roulage d’aluminium. Elle s’avère uniforme, stable, durable et moins chère. Finie la soudure, les charnières sont fixées au moyen de vis-rivets, pratiquement invisibles. Tout est pensé pour obtenir un rapport/qualité insurpassable. Le seul hic, c’est qu’on se retrouve avec 6 générations d’enveloppes sur le terrain : un vrai casse-tête pour l’entretien.

Génération 8 (2026) : rétrocompatibilité totale

L’entreposage des pièces des différentes générations 

Les portes roulées de génération 8 peuvent être installées sur toutes les bornes depuis 2005. De 40 pièces et une journée de travail, on passe à 12 pièces et 1 heure. L’enveloppe peut aussi être changée au besoin.

Génération 8 (Aujourd’hui) – rétrocompatibilité totale

Les portes roulées de la génération 8 sont compatibles avec toutes les générations précédentes, jusqu’à 2025. Grâce à un travail de rétro-ingénierie et de standardisation, il est maintenant possible de prendre une ancienne borne et de l’équiper de portes de génération 8.

La différence est frappante :

  • L’enveloppe d’une borne de génération 2 comptait environ 40 pièces et il fallait une journée entière pour la remplacer.
  • Aujourd’hui, une borne de génération 8 ne compte que 12 pièces, son installation prend environ une heure, et elle est adaptable à la borne de génération 2.

De plus, lors du remplacement des portes, l’enveloppe complète peut également être changée, offrant ainsi une solution simple, évolutive, écologique, et « backwards compatible » avec l’ensemble du parc installé depuis plus de 20 ans.

C’est toute l’importance de la rétro-ingénierie intelligente, qui permet non seulement d’innover, mais aussi de donner une nouvelle vie aux bornes existantes.

La génération 8 représente l’aboutissement d’un long cheminement : une synthèse des erreurs du passé, des contraintes du terrain et des exigences des municipalités. Une borne mature, stable, éprouvée et évolutive tournée vers les 50 prochaines années.

Conclusion 

Chaque génération a apporté son lot de leçons. Mais ce qui a vraiment permis cette évolution, c’est notre volonté de déconstruire pour mieux reconstruire. 

Les produits MCM : fièrement canadiens à 98 %

Chez MCM, on ne joue pas sur les mots.

  • Le produit est entièrement conçu par de l’ingénierie canadienne.
  • Il est assemblé et fabriqué au Canada, du début à la fin.
  • L’acier est canadien, les composantes mécaniques sont faites ici.
  • Seules la peinture électrostatique et les boulons, pour des raisons techniques, proviennent respectivement d’Allemagne et des États-Unis.

Résultat : notre produit respecte les critères du « Produit du Canada » à 98%. Et on est fiers de pouvoir dire :  « 100 % conçu et fabriqué au Canada. »

Pourquoi c’est important

En choisissant un Produit du Canada, vous :

  • Soutenez des emplois et des PME d’ici;
  • Réduisez les coûts environnementaux liés à l’importation;
  • Bénéficiez d’un contrôle qualité local et d’un service après-vente réactif;
  • Faites affaire avec une entreprise ancrée dans le tissu industriel canadien.

Dans un marché où il est parfois difficile de distinguer le vrai du marketing, les bornes MCM se démarquent par leur authenticité.

Pas besoin d’enrober le message :

Nos produits sont des Produits du Canada. Point.

Savez-vous quelle capacité en kilowatts (kW) il vous faut pour votre maison maintenant ?

Avec des équipements électriques (voiture électrique, spa, etc), il est plus que temps de se poser la question.

Il est important d’y penser… AVANT même d’acheter votre maison?

Une entrée électrique sous-dimensionnée, c’est une facture bien plus salée à corriger après coup — et parfois une modification impossible à réaliser.

Capacité requise pour les équipements électriques


Sans borne de recharge pour VÉ

Équipement

Puissance raccordée

Facteur d’utilisation

Capacité requise

Chauffage/climatisation

25 kW

.75 

18.75 kW

Équipement maison (four, frigo, piscine, lumières, chauffe-eau, etc)

15 kW

.50

7.5 kW

Total

40 kW (166 A)

 

26.25 kW (110 A)


Avec borne de recharge standard pour VÉ (8 kW)

Équipement

Puissance raccordée

Facteur d’utilisation

Capacité requise

Chauffage/climatisation

25 kW

.75 

18.75 kW

Équipement maison (four, frigo, piscine, lumières, chauffe-eau, etc)

15 kW

.50

7.5 kW

Borne recharge normale  – Voiture électrique

8 kW

1.0

8 kW

Total

48 kW (200 A)

 

34.25 kW (145 A)


Avec borne de recharge plus rapide pour VÉ (50 kW)

Équipement

Puissance raccordée

Facteur d’utilisation

Capacité requis

Chauffage/climatisation

25 kW

.75 

18.75 kW

Équipement maison (four, frigo, piscine, lumières, chauffe-eau, etc)

15 kW

.50

7.5 kW

Borne recharge Rapide- Voiture électrique (ex: tesla)

50 kW

1.0

50 kW

Total

90 kW (375 A)

 

86,25 kW (360 A)*

* Contrôleur de charge requis pour limiter la charge totale utilisée à 320 A.

Quelle est la différence entre la puissance raccordée et la capacité requise des équipements?

Ceci dépend du facteur d’utilisation : une charge en fonction plus que deux heures est considérée comme étant utilisée à 100%, donc avec un facteur d’utilisation de 1,0.

Utiliser un appareil à 100 % de sa capacité peut entraîner une surcharge électrique… et même un incendie. C’est pourquoi le Code prévoit une marge de sécurité : pour éviter les risques liés à une utilisation excessive ou imprudente des équipements.

Entrées électriques disponibles

À 120/240V, les entrées électriques disponibles pour une maison sont de 200A, 300A et 400A. Le Code d’électricité prévoit une marge de sécurité pour éviter les risques liés à une utilisation excessive ou imprudente des équipements. La capacité requise (ou réelle) ne doit jamais excéder 80% de la capacité nominale des composantes du panneau, fils, prises, etc.

Par ailleurs, il est interdit d’avoir deux entrées électriques de même voltage à la même adresse. 

Et si vous manquez de puissance? Vous devrez :

  • Contacter le fournisseur d’énergie pour augmenter la capacité de votre entrée électrique et engager un électricien pour changer le panneau (prévoir plusieurs milliers de dollars), ou/et
  • Envisager des solutions complémentaires comme l’ajout de batteries, de panneaux solaires ou gérer votre consommation à l’aide d’un contrôleur de charge…

Simplifiez-vous la vie : mieux vaut planifier correctement dès le départ.