Pourquoi Hydro-Québec propose les bornes BRBT et BRC comme alternatives aux puits conventionnels ?

Plusieurs entrepreneurs communiquent avec nous pour de l’information sur les bornes MCM BRBT et MCM BRC. C’est que ces produits sont mentionnés dans certaines normes d’Hydro-Québec, dont la fiche 10-6005 dans la norme B.41.21 reproduite en partie ci-après.

Type d’ouvrage civil

Tensions

Nombre cct/câbles

Calibre max. câbles

Coût 

Localisation

Solutions MCM

MCM BRBT
(Borne de raccordement BT)

240/600 volts 

1 / 4

2 × 750 kcmil
2 × 500 kcmil

$

Hors-trottoir
(Terrain privé)

MCM BRC
(Borne de raccordement commune)

600 volts (E4)
240 volts (E2CT)

1/ 3

2 × 750 kcmil
1 x 500 kcmil

$$

Hors-trottoir
(Emprise publique)

Solutions traditionnelles

Puits de raccordement
(915 mm diamètre)

240/600 volts

1 / 3

2 × 500 kcmil
1 × 350 kcmil

$

Hors-trottoir
(Terrain privé)
ou
dans le trottoir

Minichambre de jonction (souterraine)
(1165 x 1800 mm)

240/600 volts

3 / 12

Jusqu’à 
750 kcmil

$$$$

Hors-trottoir
(Terrain privé)
ou
dans le trottoir

(N.B. : Ceci n’est pas une copie conforme de ladite norme 10-6005)

Les puits de raccordement ne sont conçus que pour les moyens/petits câbles. Et les minichambres de jonction (seule option pour les gros câbles) sont beaucoup trop dispendieuses.

Les bornes MCM BRBT et MCM BRC, LA solution optimale pour accomoder des câbles de gros calibres.  

Incendies de forêt de janvier 2025 : impact dévastateur sur les réseaux de télécommunications en Californie

Les incendies de forêt de janvier 2025 ont plongé plusieurs régions, notamment la Californie, dans une crise majeure, mettant en lumière la vulnérabilité des réseaux de télécommunications face aux catastrophes naturelles. Des milliers d’habitants et d’entreprises ont été privés de communication, rendant les situations encore plus complexes pour les autorités et les citoyens.

En Californie, les feux ont détruit plus de 300 antennes-relais, notamment dans la région de Sonoma. Pendant plusieurs jours, des milliers de personnes se sont retrouvées sans accès aux services mobiles et à Internet, perturbant non seulement les entreprises mais aussi les secours d’urgence. Dans certaines zones rurales, 50 % des stations relais ont été rendues inaccessibles pendant plus d’une semaine.

L’impact économique a été considérable. Une entreprise en ligne a estimé une perte de 2 millions de dollars en revenus en raison de l’interruption de ses services Internet. Ce chiffre met en lumière l’importance de garantir la résilience des infrastructures afin de minimiser les perturbations économiques.

Si des infrastructures plus résilientes avaient été mises en place, les coûts de réparation auraient pu être bien moindres. En 2020, des incendies similaires avaient déjà coûté à la Californie environ 1,5 milliard de dollars pour réparer les dommages causés aux infrastructures de télécommunications. Selon l’International Telecommunication Union (ITU), les investissements dans des réseaux plus robustes auraient permis de réduire ces coûts de 30 à 40 %, soit des économies de 450 à 600 millions de dollars.

L’intégration de technologies de surveillance en temps réel et de stations relais mobiles pourrait accélérer la réhabilitation des services, comme cela a été le cas dans certaines régions après les incendies. Le coût d’une station relais mobile est d’environ 250 000 $, mais elle permet de rétablir rapidement la couverture, ce qui est crucial en période de crise.

En somme, bien que l’investissement dans la résilience des infrastructures puisse sembler coûteux à court terme, il offre des bénéfices considérables à long terme, tant sur le plan économique que pour la sécurité des populations.

Les événements de janvier 2025 soulignent l’urgence de penser la résilience dès la conception des réseaux de télécommunications.

Sources:

https://www.itu.int/en/mediacentre/backgrounders/Pages/emergency-telecommunications.aspx
https://www.cpuc.ca.gov/-/media/cpuc-website/divisions/news-and-outreach/reports/annual-reports/ar2024_web_012825.pdf https://documents1.worldbank.org/curated/en/099121724111526960/pdf/P1785971617dfc0361b79b10ed943988d67.pdf https://www.reuters.com/business/energy/southern-california-edison-seeks-recover-16-bln-wildfire-related-losses-2024-08-29/ https://www.reuters.com/technology/un-body-protect-vulnerable-submarine-cables-after-ruptures-2024-12-12/

Réalisez des économies en planifiant la maintenance et la mise à jour des infrastructures dès la phase de conception

Lors de la conception d’infrastructures, qu’il s’agisse de réseaux de transport ou d’électricité, il est crucial d’intégrer dès le départ des stratégies de maintenance préventive et de mise à jour. Ces mesures garantissent la durabilité des infrastructures et leur efficacité à long terme, tout en permettant de réaliser des économies.

Maintenance préventive : anticiper pour éviter les coûts

La maintenance préventive permet d’éviter des pannes majeures avant qu’elles ne surviennent. Par exemple, dans les réseaux électriques, des vérifications régulières peuvent prévenir des défaillances coûteuses et éviter des réparations urgentes. Cette approche réduit les risques d’interruption de service tout en limitant les coûts de réparation.

Pourquoi le choix d’un mauvais concept peut coûter cher

Ne pas anticiper peut entraîner des coûts considérables. Par exemple, les réseaux déployés sur des poteaux de bois sont devenus très vulnérables aux changements climatiques. Si des critères différents avaient été appliqués dès la conception, les coûts de réparation après une tempête auraient été réduits significativement.

Mise à jour continue : une évolution facile

Une infrastructure bien conçue doit être évolutive et intégrer facilement des mises à jour sans travaux invasifs. Par exemple, les systèmes de contrôle intelligents dans les réseaux électriques permettent d’adopter de nouvelles technologies sans reconstruire entièrement l’infrastructure. Cela réduit les coûts à long terme.

Exemple concret : modernisation des métros

Des villes comme New York et Londres ont intégré des systèmes de surveillance en temps réel dès la conception de leurs nouvelles lignes de métro. Ces systèmes permettent de gérer les pannes de manière prédictive, réduisant ainsi les coûts de maintenance à long terme.

Investir dans la maintenance préventive et les mises à jour dès la conception des infrastructures permet de réduire les coûts, d’améliorer la sécurité et de garantir une efficacité à long terme.

La BRC, résistante aux pires intempéries

L’approche conventionnelle

Les infrastructures pour les réseaux de distribution d’énergie basse tension et de télécommunications filaires (fibre optique et câblodistribution) sont construits de trois façons :

  1. Avec des câbles aériens (sur poteaux) ;
  2.  Avec des câbles souterrains (avec puits d’accès et piédestaux) ;
  3. Dans une version hybride combinant des sections aériennes et d’autres souterraines.

La seconde option, la méthode souterraine, est généralement considérée comme la plus fiable parce que moins exposée aux intempéries (vent, verglas) et à l’abri des conflits avec la végétation. Cependant, on observe que lors d’événements climatiques majeurs tels des inondations ou des ouragans, tous les équipements de branchement hors sol, dont les piédestaux, demeurent vulnérables. Dans le cas des piédestaux de branchement faits de tôle mince ou de plastique, ils ne sont pas conçus pour résister à des impacts même faibles, tels que ceux observés lors d’événements climatiques majeurs.

Historiquement, réparer ou reconstruire les réseaux énergie et télécom après une inondation ou un ouragan majeur peut prendre plusieurs semaines sinon plusieurs mois. Pendant ce temps, on doit nettoyer et réparer ou reconstruire les infrastructures civiles et les bâtiments, ce qui requiert de l’énergie et des télécom opérationnels. Dans ces circonstances, l’usage de génératrices et de téléphones cellulaires sont plutôt des moyens de fortune. Avoir accès aux réseaux énergie et télécom haute capacité existant dans la zone affectée pourra accélérer significativement le nettoyage et la reconstruction.

La BRC de MCM, une solution de choix

BRC

La BRC de MCM Intégration peut soutenir un lampadaire jusqu’à 10 m (30 pi.) de hauteur. Avec sa structure robuste en acier (25 mm), le cabinet BRC pèse plus de 180 kg (400 lb) et est solidement ancré sur un socle en acier de 160 kg (350 lb) enfouie dans le béton. Ces caractéristiques rendent la BRC très résistante aux impacts, faisant qu’elle demeure fonctionnelle même à la suite d’impacts importants. Dans le cas d’un ouragan de forte intensité, il est probable que le fut du lampadaire soit arraché du toit du cabinet BRC ; mais ceci n’affecte en rien la fonctionnalité de la BRC.

Finalement, avoir rapidement accès aux réseaux énergie et télécom filaire haute capacité après un évènement climatique majeur permettra d’accélérer le nettoyage et la reconstruction de la zone sinistrée. Il s’agit là d’une caractéristique importante du concept de la BRC, aussi conçue pour mieux intégrer les branchements de réseau énergie et télécom dans l’environnement urbain.

La BRC de MCM, une infrastructure de réseau hors sol unique en son genre capable de résister aux pires conditions climatiques tout en demeurant fonctionnelle.

Le cabinet Maestro XT+ par MCM, équipement à haute résilience

Les boîtiers standards avec bollards

Les réseaux de fibre optique se composent de « nœuds optiques », points de distribution dans chaque zone connectée. Chaque nœud, point d’entrée d’une zone connecté par un câble optique souterrain pour des centaines ou parfois même des milliers de clients. Les noeuds optiques sont situés dans des boîtiers en surface, souvent protégés par des bollards.

Malgré ces bollards de protection, les boîtiers hors sol demeurent vulnérables aux chocs, notamment en cas d’accident impliquant un véhicule lourd (camion, déneigeuse). Par ailleurs, lors d’un ouragan, des vents forts projetant des objets endommagent ces boîtiers hors sol, une situation similaire à celle d’un incident avec un véhicule lourd, avec des conséquences analogues.

Un tel impact peut déplacer le boîtier de sa base, entraînant la coupure du câble optique principal et l’interruption du service pour les clients reliés à ce nœud. La réparation de ce point crucial peut être complexe et prolongée, particulièrement en hiver, période où les incidents sont plus fréquents. 

Un cabinet hors sol standard possède typiquement quatre (4) petits ancrages localisés dans la tôle repliée formant les côtés du boîtier. Dans le cas du cabinet Maestro, on trouve huit (8) gros ancrages dans la base de la structure d’acier, formant ainsi une cage rigide et fixe dans la partie inférieure. Cette configuration sert à prévenir le plus possible le déplacement de la base du cabinet et permettant de prévenir le sectionnement accidentel du câble optique principal.

Le cabinet Maestro XT+, une solution de choix

Maestro XT+

Le cabinet Maestro XT+, avec sa structure interne en acier, est conçu pour protéger les composantes critiques lors d’incidents majeurs, dont les événements climatiques. Dans le contexte actuel où les connexions de télécommunications à haut débit se révèlent indispensables, il devient primordial de renforcer la sécurité de ces infrastructures réseau.

Ainsi, bien que le cabinet Maestro puisse être utilisé de plusieurs façons, par exemple afin de réaliser les branchements énergie/télécom requis pour un site évènementiel, ses caractéristiques de solidité exceptionnelle sont particulièrement appréciées lors d’incidents ou d’évènements extrêmes tels qu’on le voit de plus en plus sur le plan environnemental.

Dans le contexte actuel où les connexions de télécommunications à haut débit se révèlent indispensables, il devient primordial de renforcer la sécurité de ces infrastructures réseau. À cet égard, le cabinet Maestro offre désormais des solutions efficaces pour assurer cette protection accrue.

Trois raisons pour lesquelles les piédestaux conventionnels ne conviennent pas à la densification urbaine

Auparavant :

Les maisons individuelles bénéficiaient auparavant souvent de grands parterres en façade, permettant l’installation relativement discrète de piédestaux de service qu’on pouvait facilement localiser dans un coin et dissimuler avec des arbustes. Avec la densification urbaine, la situation a bien changé. 

Maintenant :

La réduction des grandeurs de terrains, combinée à l’augmentation de l’espace de stationnement par propriété, a transformé les façades des maisons en réduisant le parterre à des dimensions si modestes qu’il n’est plus possible d’y installer des piédestaux et un puits de raccordement qui seront facilement dissimulables. De plus, il n’y a plus aujourd’hui d’économies réalisables en construisant des infrastructures de réseau séparées, étant donné les coûts pour les travaux civils, pour le béton et pour les servitudes légales requises.

Les trois raisons :

  1. Perte de valeur :

    Dans les nouveaux développements résidentiels, les maisons ayant des piédestaux en façade sur leur minuscule parterre sont les dernières choisies par les nouveaux acheteurs. La présence de piédestaux sur votre terrain fait baisser la valeur de votre propriété.

  2. Servitudes légales requises :

    Dans la plupart des juridictions, afin d’installer un piédestal sur un terrain privé, une servitude doit être levée et notariée, ce qui implique des délais et des frais aux constructeurs de maisons ou pour les municipalités. Une façon d’éliminer le besoin de lever des servitudes est d’installer les piédestaux dans l’emprise publique, le long de la rue, soit là où les lampadaires sont installés. Cependant, ceci a pour effet de rendre lesdits piédestaux conventionnels encore plus visibles. Pour cette raison, l’installation de piédestaux dans l’emprise publique est généralement écartée ou simplement interdite.

  3. Coûts de construction :

Dernièrement, les coûts des travaux civils sont devenus prohibitifs. Il est donc important de minimiser l’ampleur des travaux civils requis lorsqu’on conçoit les infrastructures des réseaux énergie et télécom. Intégrer les différents réseux dans une seule tranchée et faire toutes les connexions de chaque client au même endroit est devenu moins coûteux.

Historiquement, dans l’espace urbain, les piédestaux prennent la forme de boitiers de diverses grosseurs installés le long des rues, généralement sur les parterres, devant ou autour des maisons.

À quoi servent les piédestaux ?

Les piédestaux servent généralement à effectuer des branchements clients sur : les réseaux d’énergie (ex : Hydro-Québec) et les réseaux de télécommunications câblés (ex : Bell ou Vidéotron).

Quels types de réseaux utilisent des piédestaux ?

Les réseaux filaires ont besoin de boîtiers pour faire les connexions, ce qui n’est pas le cas pour les réseaux sans fil qui utilisent plutôt des antennes pour transmettre les signaux. Cependant, à ce jour, les réseaux énergie ne se font qu’avec des câbles, mais les connexions peuvent être faites dans un puit de raccordement.

La solution :

  • Intégrer les piédestaux aux lampadaires

Les lampadaires sont un excellent exemple de mobilier fonctionnel urbain requis typiquement installé dans l’emprise publique. Ils sont généralement requis à tous les 30 mètres, sur un côté ou les deux côtés le long des rues. Pour intégrer les piédestaux et les puits de raccordement dans la base du lampadaire, il doit être possible d’y connecter les services de 4 à 8 maisons à proximité, ce qui est exactement ce qui est proposé avec la Borne de distribution conjointe (BRC) MCM.

Depuis 2005, des milliers de BRC MCM ont été installées dans l’Est du Canada. Elles se sont avérées être une solution effective pour intégrer les branchements énergie et télécom dans la base de lampadaires. Ce concept a aussi été démontré comme économiquement viable en réduisant significativement les travaux civils requis pour passer les câbles d’un lampadaire à l’autre.

 

La grille suivante compare l’approche conventionnelle, utilisant des piédestaux séparés et des puits de raccordement, avec l’approche intégrée, utilisant la BRC MCM :

DESCRIPTIONCONVENTIONNELINTÉGRÉ (MCM-BRC)
Localisation
(*normalisation requise)
ParterreEmprise publique
Servitudes légalesRequisesNon requis
(BRC a sa sous-base)
Travaux civilsUne tranchée par serviceTout dans une seule tranchée
Base de béton :
– Lampadaire
– Télécom 1
– Télécom 2

Requise
Recommandée
Recommandée

Non requise
Non requise
Non requise
Connexion énergiePuit de raccordementInclus
Accès en hiverSouvent difficile (neige)Toujours facile
DurabilitéVariableÀ vie
MaintenanceMinimaleMinimale
No de clients4 à 8 par emplacement4 à 8 par emplacement
EsthétiquePauvreBonne
Valeur des maisonsDégradéeIntacte ou améliorée
Coûts de constructionComme référence15 % de moins
Coûts d’ingénérieComme référence25 % plus

Pour réussir l’intégration des dispositifs de connexion, la firme d’ingénierie doit rassembler les besoins de chacune des utilités impliquées pour physiquement relocaliser les points de branchement là où sont prévus les lampadaires tout en respectant les normes de chacune. Bien que cet exercice peut sembler compliqué à prime abord, cela devient rapidement une méthode standard de design pour les projets suivants. De plus, MCM fournit gratuitement le support technique à tous les stades du projet, de l’aide au design jusqu’aux instructions à l’entrepreneur concernant l’installation des BRC.