Nous avons été surpris et déçus de constater que la résilience des infrastructures électriques et de télécommunications est encore trop souvent absente des priorités climatiques affichées.
Pourtant, une ville privée d’électricité et de communications est tout aussi vulnérable qu’une ville sans eau potable.
Sans électricité ? Les infrastructures critiques deviennent inopérantes.
- Pompage et distribution d’eau – Sans électricité, impossible d’acheminer l’eau potable, augmentant le risque de pénurie et de contamination.
- Chauffage et climatisation des refuges – Les centres d’urgence ne peuvent pas protéger les populations vulnérables contre les températures extrêmes.
- Alimentation des hôpitaux et équipements médicaux – Les génératrices ne sont qu’une solution temporaire, mettant en danger les soins vitaux.
- Fonctionnement des services municipaux et de sécurité – Feux de circulation, caméras, et centres d’urgence sont paralysés, retardant les interventions.
Sans télécoms ? La coordination et l’information sont paralysées.
- Coordination des secours – Les pompiers, ambulanciers et policiers ne peuvent pas communiquer efficacement, ralentissant les sauvetages.
- Alerte et information à la population – Impossible de diffuser des alertes d’urgence et des consignes de sécurité en temps réel.
- Opérations municipales et gestion de crise – Les services essentiels deviennent inopérants, aggravant la situation.
- Maintien des liens sociaux et économiques – Coupure des communications, isolement des citoyens, paralysie des transactions bancaires et du télétravail.
Les municipalités devraient exiger que ces enjeux soient intégrés dans les priorités pour la résilience climatique. Elles sont en première ligne lors des crises et ne peuvent pas attendre que les gouvernements réagissent après coup.
