Auparavant :
Les maisons individuelles bénéficiaient auparavant souvent de grands parterres en façade, permettant l’installation relativement discrète de piédestaux de service qu’on pouvait facilement localiser dans un coin et dissimuler avec des arbustes. Avec la densification urbaine, la situation a bien changé.
Maintenant :
La réduction des grandeurs de terrains, combinée à l’augmentation de l’espace de stationnement par propriété, a transformé les façades des maisons en réduisant le parterre à des dimensions si modestes qu’il n’est plus possible d’y installer des piédestaux et un puits de raccordement qui seront facilement dissimulables. De plus, il n’y a plus aujourd’hui d’économies réalisables en construisant des infrastructures de réseau séparées, étant donné les coûts pour les travaux civils, pour le béton et pour les servitudes légales requises.
Les trois raisons :
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Perte de valeur :
Dans les nouveaux développements résidentiels, les maisons ayant des piédestaux en façade sur leur minuscule parterre sont les dernières choisies par les nouveaux acheteurs. La présence de piédestaux sur votre terrain fait baisser la valeur de votre propriété.
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Servitudes légales requises :
Dans la plupart des juridictions, afin d’installer un piédestal sur un terrain privé, une servitude doit être levée et notariée, ce qui implique des délais et des frais aux constructeurs de maisons ou pour les municipalités. Une façon d’éliminer le besoin de lever des servitudes est d’installer les piédestaux dans l’emprise publique, le long de la rue, soit là où les lampadaires sont installés. Cependant, ceci a pour effet de rendre lesdits piédestaux conventionnels encore plus visibles. Pour cette raison, l’installation de piédestaux dans l’emprise publique est généralement écartée ou simplement interdite.
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Coûts de construction :
Dernièrement, les coûts des travaux civils sont devenus prohibitifs. Il est donc important de minimiser l’ampleur des travaux civils requis lorsqu’on conçoit les infrastructures des réseaux énergie et télécom. Intégrer les différents réseux dans une seule tranchée et faire toutes les connexions de chaque client au même endroit est devenu moins coûteux.
Historiquement, dans l’espace urbain, les piédestaux prennent la forme de boitiers de diverses grosseurs installés le long des rues, généralement sur les parterres, devant ou autour des maisons.
À quoi servent les piédestaux ?
Les piédestaux servent généralement à effectuer des branchements clients sur : les réseaux d’énergie (ex : Hydro-Québec) et les réseaux de télécommunications câblés (ex : Bell ou Vidéotron).
Quels types de réseaux utilisent des piédestaux ?
Les réseaux filaires ont besoin de boîtiers pour faire les connexions, ce qui n’est pas le cas pour les réseaux sans fil qui utilisent plutôt des antennes pour transmettre les signaux. Cependant, à ce jour, les réseaux énergie ne se font qu’avec des câbles, mais les connexions peuvent être faites dans un puit de raccordement.
La solution :
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Intégrer les piédestaux aux lampadaires
Les lampadaires sont un excellent exemple de mobilier fonctionnel urbain requis typiquement installé dans l’emprise publique. Ils sont généralement requis à tous les 30 mètres, sur un côté ou les deux côtés le long des rues. Pour intégrer les piédestaux et les puits de raccordement dans la base du lampadaire, il doit être possible d’y connecter les services de 4 à 8 maisons à proximité, ce qui est exactement ce qui est proposé avec la Borne de distribution conjointe (BRC) MCM.
Depuis 2005, des milliers de BRC MCM ont été installées dans l’Est du Canada. Elles se sont avérées être une solution effective pour intégrer les branchements énergie et télécom dans la base de lampadaires. Ce concept a aussi été démontré comme économiquement viable en réduisant significativement les travaux civils requis pour passer les câbles d’un lampadaire à l’autre.
La grille suivante compare l’approche conventionnelle, utilisant des piédestaux séparés et des puits de raccordement, avec l’approche intégrée, utilisant la BRC MCM :
| DESCRIPTION | CONVENTIONNEL | INTÉGRÉ (MCM-BRC) |
| Localisation (*normalisation requise) | Parterre | Emprise publique |
| Servitudes légales | Requises | Non requis (BRC a sa sous-base) |
| Travaux civils | Une tranchée par service | Tout dans une seule tranchée |
| Base de béton : – Lampadaire – Télécom 1 – Télécom 2 | Requise Recommandée Recommandée | Non requise Non requise Non requise |
| Connexion énergie | Puit de raccordement | Inclus |
| Accès en hiver | Souvent difficile (neige) | Toujours facile |
| Durabilité | Variable | À vie |
| Maintenance | Minimale | Minimale |
| No de clients | 4 à 8 par emplacement | 4 à 8 par emplacement |
| Esthétique | Pauvre | Bonne |
| Valeur des maisons | Dégradée | Intacte ou améliorée |
| Coûts de construction | Comme référence | 15 % de moins |
| Coûts d’ingénérie | Comme référence | 25 % plus |
Pour réussir l’intégration des dispositifs de connexion, la firme d’ingénierie doit rassembler les besoins de chacune des utilités impliquées pour physiquement relocaliser les points de branchement là où sont prévus les lampadaires tout en respectant les normes de chacune. Bien que cet exercice peut sembler compliqué à prime abord, cela devient rapidement une méthode standard de design pour les projets suivants. De plus, MCM fournit gratuitement le support technique à tous les stades du projet, de l’aide au design jusqu’aux instructions à l’entrepreneur concernant l’installation des BRC.



